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Krova, son histoire

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Krova, son histoire

Message par Invité le Ven 9 Mar - 20:49

Nom: Krovarakii, ce qui signifie le "poids des responsabilités".
Surnommée "Krova", signifiant "chargement" ou "le poids".

Taille: 2m30 poids: 90 kg
Peau: blanche, presque lumineuse.
Cheveux: Blonds platine.
Yeux: injectés de glace.
Age: jeune adulte.
note: Récemment tuée puis ressuscitée par un chevalier de la mort, elle s’initie aux runes.
Elle ne fait pas partie des combattants les plus puissants d'Azeroth, mais elle est
tout de même assez familière aux combats.
profession: Mercenaire, chasseuse de primes.



Histoire romancée:



Les vitres géantes de l'Exodar offraient une vue magnifique sur les étoiles. Sa proue titanesque fendait le voile sombre de l'espace stellaire à une vitesse si élevée qu'elle en paraissait douce et lente. Parmi les occupants du Grand Hall, un seul ne profitait pas du spectacle quotidien.
Le Haut Prêtre Harakiis était un homme raisonnable. Pragmatique serait plus exact. Il pianotait de ses doigts la longue rampe de l'escalier principal d'un air préoccupé. Dans une chambre, plus haut, sa femme accouchait. Son fils... il l'attendait depuis des siècles, mais à présent il se posait des questions. Mettre un enfant au monde, dans cette fuite incessante. Étais-ce raisonnable? Il l'avait longtemps pensé. Mais le doute venait semer ses graines en lui. Cet enfant serait le digne descendant de sa lignée, une lignée de grands prêtres prestigieuse. Des responsabilités... Il observa les passants d'un air songeur. Tous ces gens devaient être protégés, dirigés. Leur peuple, si perdu soit-il, ne devait pas perdre une certaines "insouciance". Et le poids de la réflexion revenait à quelques draenei, à commencer par le prophète Velen. Harakiis respectait profondément Velen. Mais il ne l'enviait pas. Il ne pouvait imaginer plus difficile que sa propre fonction, si étouffante, si importante. Mais son peuple comptait sur lui, et sur tous les Hauts Prêtres de l'Aldor. Son enfant devrait reprendre le flambeau, et en lui, il était rassuré. Il sourit de son visage ridé par les âges, et remonta l'énorme escalier en direction des cliniques.

***

Harakiis entra dans la pièce sans frapper, courant presque. Sa femme, Negaï, était allongée sur une couche aux draps blancs parsemés de dorures.Elle souriait. Elle portait un petit paquet dans des linges blancs. Son enfant. Le Haut Prêtre se précipita. Il souleva les linges dans la main de son aimée, et posa un regard émerveillé sur son contenu.
Il découvrit une minuscule draenei à la peau blanche, presque lumineuse. Elle tétait son pouce et étirait ses petites jambes aux sabots encore translucides et mous. Des petites cornes pointaient sur les côtés de son crâne. Elle regarda son père avec un regard étonné.

***

Harakiis s'adressait à sa femme d'un air grave. Elle berçait la petite Krovarakii d'un air préoccupé. Il éleva la voix.

-Vous savez aussi bien que moi que cette enfant ne pourra avoir la même enfance que les autres. Ce que vous me demandez est impossible.

-Impossible? C'est le sort que vous voulez réserver à votre propre fille? Ne vivons nous pas une époque assez sombre? Elle a le droit à l'insouciance, au moins jusqu'à la fin de son adolescence.

Harakiis s'approcha de sa femme avec un air menaçant.

-Velen semble avoir trouvé une destination fiable. Nous y arriverons dans quelques dizaines d'années. Sitôt que nous accosterons, elle prendra connaissance de ce qui l'attend. Je me chargerais personnellement de son éducation. Vous avez bien compris?

Negaï opina du chef avec amertume. Il ne changerait pas d'avis.

***

La jeune Krovarakii courait à en perdre haleine. Combien de temps avait-elle couru? Combien de kilomètres avait-elle mis entre elle et son village? La forêt de Terokkar semblait interminable, infinie. Ses larmes avaient séché, et elle ne pensait plus qu'à une chose: partir. Partir loin, loin de son père, de ses leçons, et des réalités qu'il lui imposait depuis son arrivée en Draenor, il y avait deux siècles. Elle courait, inlassablement, ses sabots mal entrainés par des heures de lecture forcée dans son bureau la faisant souffrir.
La forêt se faisait plus claire, moins touffue. Soudain, elle trébucha. Son jeune corps faible tremblait dans l'herbe chaude. Elle leva la tête, et observa le paysage qui s'offrait à elle. Des prairies ensoleillées à perte de vue, des collines coiffées de bosquets touffus, et au loin, dominant les nuages, une montagne colossale, presque lisse, d'une blancheur éclatante. Elle resta là, émerveillée, ses contusions oubliées. Des bruits de pas vinrent interrompre ce moment de contemplation. On l'avait retrouvée, on allait la ramener au village, comme toujours. Elle se redressa d'un air de défi.

-Peu importe le nombre de fois où vous me ramènerez, je partirais enc...

Elle s'était interrompue. L'individu qui se tenait devant elle n'était pas un draenei. La peau verte, grand, musclé, vêtu de fourrures et haletant encore d'une poursuite acharnée. Un Orc, le peuple indigène habitant Draenor dont elle avait été forcée d'apprendre la langue, si basique soit-elle. Il la regardait d'un air incrédule. Elle se risqua à une tentative de dialogue.

-Qui es-tu? Que me veux-tu?

Elle parlait d'un air un peu effrayé. Le jeune orc sourit, voyant que la draenei parlait sa langue. Il bomba le torse.

-Je ne te veux aucun mal, je suis Gohta, du clan Mâche-les-os. Je poursuivais un talbuk qui s'est réfugié dans la forêt. Mais il semble que j'en ai trouvé un autre.

Il sourit, satisfait de sa plaisanterie. La jeune draenei fronça les sourcils et lui administra un coup de poing dans le ventre de toutes ses forces. L'orc, apparemment peu affecté, éclata de rire en la poussant dans l'herbe. Elle roula, dévala la pente, avant de se relever, toute ébouriffée, de l'herbe dans la bouche, d'un air furieux. Elle courut dans sa direction. Gohta prit un air faussement apeuré et se mit à fuir vers les plaines gorgées de soleil du Nagrand, une draenei furieuse sur les talons.

***

Krovarakii tomba face contre terre dans la boue. Elle chercha à tâtons son arme, sans succès. Un rugissement derrière elle lui annonçait que son ennemi n'attendrait pas. Elle roula sur le côté et évita de justesse un violent coup de hache de son adversaire. Elle récupéra son arme et se releva d'un bond de ses jambes musclées. Son adversaire la fixait avec détermination. Fogoth Loup-de-givre n'était pas du genre à se laisser vaincre. Sa détermination et son adresse avaient eu raison de bien des adversaires.
Autour d'elle, un tonitruant brouhaha acclamaient les deux concurrents. Ils hurlaient le nom de Fogoth, mais aussi Ne'thag, "la cornue". C'était son surnom au sein du clan mâche-les-os. Depuis quelques années, ses cornes avaient poussé de manière exponentielle, au point de lui donner un air de bélier. Elle les limait régulièrement, afin de ne pas être handicapée par elles.
Fogoth attaqua, maniant sa hache comme une extension de lui-même. Elle para un coup puissant et opposa sa force avec celle du jeune orc. Elle poussa, serrant les dents, contractant ses membres musclés... mais faillit. Sa hache tomba, elle recula, tomba, et déjà Fogoth lui posait son arme sous la gorge. Elle leva la main droite en signe de soumission, et l'orc lui tendit la sienne, souriant.

-Pas mal, pour une fillette. Mais je n'en attendais pas moins d'une combattante Mâche-les-os.

Elle lui rendit son sourire, et attrapa sa main. Il l'aida à se relever.

-Tu m'as battue à la hache, Fogoth. Mais demain se tient l'épreuve de course. Je suis impatiente de t'y retrouver.

Il éclata de rire, et les deux concurrents redevenus frères sortirent de l'arène en direction du campement. Là bas, elle retrouverait son ami Gohta, dans sa tente, dans la chaleur du feu, des fourrures, et de son corps.

***

Le Haut prêtre Harakiis marchait de long en large de la pièce. Il pestait de colère. Krovarakii, assise, le défiait du regard. Il éclata.

-Vingt ans! Vingt ans à fuir tes responsabilités, à renier ta famille! Que serait-il arrivé, si je ne t'avais pas retrouvée?! Tu serais devenue des leurs?! C'est ça?!

-Je suis déjà des leurs, Harakiis. Eux, ils m'ont laissé le choix!

-Petite sotte! Tu ne comprend rien?! N'as-tu rien retenu de ce que je t'ai appris?! Notre peuple a besoin de nous! Il a besoin de draenei qui prennent des décisions, sur qui ils peuvent compter! Petite imbécile... Tu abandonnerais tes frères... Pour te faire souiller par cet indigène!

Elle se leva, les larmes aux yeux, criant.

-Ne parle pas de Gohta comme ça! Il a su me donner l'amour que parmi vous je n'ai jamais obtenu! Jamais!

Il lui mit une gifle. Elle s'agenouilla, tenant sa joue d'une main, un regard déterminé sur le visage.

-Ta mère et moi avons longuement réfléchi. Tu refuses d'accomplir ton devoir au sein de l'Aldor? Très bien. Dans deux jours, tu pars pour Shattrath. Tu commenceras ta formation au sein des Redresseurs de Torts. Tu vas comprendre ce qu'est la discipline!

Il sortit de la pièce d'un pas furieux. Sa fille allait lui faire honneur, par quelque moyen que ce soit.

***

Le redresseur de torts Paltaar referma la porte de son bureau. D'un air impassible, il s'assit en face du Haut Prêtre Harakiis. Il s'adressa à ce dernier avec gravité.

-Monsieur, quand j'ai accepté de former votre fille, je l'ai fait par compassion pour vous, et par respect pour votre rang. Sachez que j'ai fait tout mon possible, durant ces cinq années, pour qu'elle embrasse la Lumière des Naaru. Mais...

Harakiis tapotait l'accoudoir de son fauteuil avec impatience.

-Mais?

-Avec tout le respect que je vous dois, Harakiis, votre fille ne sera jamais Paladin. Sa force et son adresse sont indéniables, et ses compétences dans le combat brutal le sont, elles aussi. Mais elle n'écoute pas les consignes de ses enseignants. Elle est instable. Elle désobéit aux ordres. Elle prend chaque conseil comme une atteinte à son "honneur". Sa maîtrise de la Lumière est quasi inexistante. Elle ne réussit que peu des exercices individuels ou en groupes qui sont proposés. Ses camarades la surnomment "Krova", le poids. Elle est même parvenue, ces deux dernières années, à perturber l'ordre parmi certains élèves, qui l'appellent "Krova l'impertinente", pour lesquels son attitude rebelle est un exemple de courage.

-Je... je vois.

-Qu'un élève échoue, ça peut arriver. Mais qu'elle entraîne d'autres élèves dans sa médiocrité, ça je ne le tolère pas. Je suis désolé, Harakiis, mais votre fille sera exclue de mon paladinat demain.

-Bien. Je comprend, même si cette nouvelle me désole.

Il hésita, puis crispa le poing.

-Paltaar?

-Oui?

-Demain, quand vous prononcerez sa radiation... Dites lui qu'elle est libre. Son père... ne la contraindra plus.

-Ce sera fait.

***

Krova courrait, parmi les arbres de Terokkar, en direction du Nagrand, comme elle l'avait fait il y a des années. Mais cette foi-ci, elle n'était pas essoufflée, et les larmes qui coulaient de ses yeux étaient des larmes de joie. Elle franchit vite la clairière, et s'arrêta. Elle contempla les plaines autrefois dorées du Nagrand. Elles semblaient plus sombres, comme enveloppées de brouillard épais, noir... Elle continua sa course en direction du village Mâche-les-os.
Ce qu'elle vit la meurtrit d'effroi. Le village était détruit, les ruines encore fumantes des habitations de terre et des tentes de fourrure répandaient une odeur de mort. Elle se rua dans les décombres, cherchant, pleurant. Un vieil orc, une lance dans le ventre, gémit. Elle le reconnut: Tessi'gur, le tanneur. Elle s'agenouilla devant lui, posant sa main sur son front, et commença à incanter. Il ouvrit les yeux, et la vit.

-Harggh... N... Ne'thag? C'est toi, petite...

La jeune draenei psalmodiait sans cesse des incantations de lumière qu'elle n'avait jamais su maîtriser, espérant à chaque nouvelle tentative que ça allait fonctionner.

-Pars.. Sauve toi, petite... Le clan Ombrelune, Gul'dan.. Ils sont venus récupérer nos guerriers. Ceux qui n'étaient pas d'accord ont été abattus... Ils.. ils ont trahi les esprits... Toi et ton peuple devez fuir..

-Gohta! Où es Gohta?!

-Ne le cherche p-plus... Il est avec eux... tuant, invoquant les démons... Toi et ton peuple êtes en grand danger. Fuis...

La jeune fille pleurait devant son impuissance, tandis que le vieil orc rendait son dernier souffle. Elle venait de perdre celui qu'elle aimait. Mais elle refusait de se sentir coupable. Ces orcs... S'étaient entretués. Ils n'avaient plus rien à voir avec ceux qu'elle considérait comme ses frères, sa famille.
Tandis qu'elle repartait en direction de son village, elle versait des larmes à la nostalgie, et aux seuls bons moments de sa vie qui venaient de partir en fumée.

***




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