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[Manuel du joueur] Encyclopédie du Kirin Tor

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[Manuel du joueur] Encyclopédie du Kirin Tor

Message par Invité le Mar 30 Déc - 14:45

Malgré la perte des manuscrits de Lordaeron, les étagères des bibliothèques de Hurlevent et de Dalaran ploient encore sous les connaissances que les royaumes de l'empire déchu d'Arathor ont accumulé à travers les siècles. Il est temps de faire redécouvrir au monde ce savoir ; vous trouverez donc dans cette section des articles qui visent à rendre savant n'importe quel quidam ignorant mais désireux de se renseigner sur les points les plus litigieux de la vie azerothienne, comme la magie, la religion, ou bien d'autres sujets encore...

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Re: [Manuel du joueur] Encyclopédie du Kirin Tor

Message par Invité le Mar 30 Déc - 14:48

Chroniques de la Guerre d'Azeroth : les événements conduisant à la guerre entre les humains et la Horde des Orcs, relatés par Sire Lothar, chevalier du Royaume (manuscrit datant de 598, datation du royaume d'Azeroth).

CHRONIQUES DE LA GUERRE


Je suis Sire Lothar, membre de la Confrérie du Cheval et guerrier au service du roi. Je pense qu’il est nécessaire de vous informer des évènements qui nous ont entraînés vers cette époque de conflits. L’histoire de notre combat contre les orques a commencé il y a quelque quarante ans. Je vous raconte ces choses pour que vous puissiez mieux comprendre le passé pour prendre de sages décisions dans l’avenir.

559

Tout était paisible depuis des générations et le règne du roi Wrynn III était prospère. Les constantes disputes et mésententes qui avaient porté préjudices aux rois précédents n’avaient pas leur place dans la cour de Wrynn. L’enfant sorcier Medivh naquit d’une liaison entre le conjureur de la cour et une mystérieuse voyageuse. Après la naissance de l’enfant, la femme disparut et le bébé fut emmené à la cour, sous la tutelle du royaume.

564

Le prince Llane naquit, fils du roi Wrynn et de la reine Varia. C’était leur premier et unique héritier, mais la naissance d’un fils marquait la continuation de la lignée. Ce fut un grand jour pour le royaume, célébré par des tournois et des grands festins. Le roi Wrynn proclama que ce jour serait fêté pendant toute la durée de son règne et pour marquer l’occasion, il donna un souverain d’or à chaque habitant d’Azeroth.

571

La célébration de l’Ascension de l’enfance à l’âge adulte est un grand événement, aussi bien pour les parents que pour les enfants. Medivh arriva à cet âge et devait recevoir le titre d’Apprenti Conjureur de la Cour. La veille de ce grand jour, le sommeil du jeune garçon fut troublé par des cauchemars ; il voyait des individus le poursuivant dans des abîmes profonds. Se réveillant dans une sueur froide, Medivh se dirigea vers la chambre de son père. Lorsque le conjureur tendit la main vers le front enfiévré de son fils, un feu brûlant s’alluma dans les yeux de l’enfant. Le choc dut être assez puissant pour atteindre l’abbaye de Comté-du-nord car en l’espace d’une heure, plus de cent ecclésiastiques étaient arrivés au château.

Il en fallut bien cent, et leurs pouvoirs, combinés à ceux du conjureur, réussirent finalement à contenir Medivh. Tandis que des forces surnaturelles inimaginables se dégageaient de l’enfant, il poussait des hurlements monstrueux. Des heures passèrent, peut-être même des jours, car le temps semblait s’être arrêté dans cet accès de folie. Puis, comme une bougie qui s’éteint, le père et le fils s’effondrèrent tous deux. Le conjureur était mort, vidé de toute vie, et Medivh avait sombré dans un sommeil profond. Son cœur battait à peine et il respirait très faiblement. Après une longue discussion, le roi et l’abbé de Comté-du-Nord décidèrent qu’il était préférable d’emmener Medivh à l’abbaye, pour sa sécurité et celle du royaume.

577

Llane atteignit l’âge de l’Ascension et se vit conférer le titre de Prince d’Azeroth. Lors de la cérémonie, des dizaines de milliers de sujets dévoués vinrent offrir leurs vœux de soutien et de longue vie au prince. Ce même soir, au cours du festin que partageaient la famille et les proches du royaume, un vent glacé vient refroidir l’atmosphère. Ce n’était qu’une douce brise au départ, mais elle s’intensifia de plus en plus, jusqu’à ce que les portes de la grande salle se détachent de leurs gonds. Alors que les invités luttaient contre le vent, une silhouette entra, portée par la tempête comme un énorme oiseau de proie.

Les torches de la grande salle s’embrasèrent d’une flamme bleue et le visage de Medivh apparut. Lorsqu’il se posa devant la table du roi, les gardes se levèrent d’un bond. Il les figea sur place d’un simple geste de la main. Le sorcier, désormais devenu homme, expliqua que ses années de sommeil avaient pris fin. Les soins constants des ecclésiastiques de l’abbaye de Comté-du-nord lui avaient permis de prendre le contrôle de ses pouvoirs. Lorsque son esprit et son corps avaient retrouvé leur harmonie, il s’était réveillé et était parti aussitôt pour le donjon de Hurlevent. Medivh déclara qu’il était venu pour remercier la cour de la bonté qu’elle lui avait témoignée et pour être présent à l’occasion de la cérémonie de l’Ascension du prince Llane. De sa cape flottante, il sortit un sablier d’obsidienne dont le sable était blanc comme neige. Le jeune prince regarda attentivement, mais bien que le sable parût s’écouler constamment de haut en bas, la moitié inférieure ne se vidait jamais. Medivh dit que ce sable représentait le peuple du royaume, et que tant que le sablier ne se vidait pas, le règne du roi Wrynn durerait.

583

Six ans avaient passé et le royaume dépérissait lentement. Les récoltes des terres les plus riches étaient désastreuses. Les enfants tombaient malades et ne guérissaient jamais complètement. Les sujets d’Azeroth voyaient tout en noir. Il faisait incroyablement froid pendant les moissons et la canicule estivale brûlait tout et rendait tout travail en dehors de l’ombre presque insupportable. Ni les ecclésiastiques ni les conjureurs ne parvenaient à comprendre la cause d’un tel changement. De plus en plus de gens étaient découragés et ce qui aurait été sans importance autrefois devenait désormais prétexte à d’amères disputes.

Par un matin lugubre, le prince Llane se précipita chez son père avec le sablier. Pendant la nuit, celui-ci s’était presque entièrement vidé. Le roi Wrynn prit le sablier et fut traversé d’un frisson glacial. Lorsque les derniers grains de sable tombèrent au fond, on entendit un grand fracas aux portes du donjon de Hurlevent. Soudain, des créatures hideuses envahirent les terres du château. Des difformités abominables, reflets cruels de l’humanité, s’abattirent sur les gardes du roi et les réduisirent en miettes. Le roi Wrynn envoya Llane et la reine Varia à l’abbaye de Comté-du-nord, accompagnés d'une escorte de chevaliers, et leur promit de les appeler lorsque les monstres seraient détruits. Ce jour n’est pas encore venu.

584

A l’âge de vingt ans, Llane fut proclamé roi d’Azeroth. Sa mission était claire : débarrasser le royaume de ces créatures. Les rares personnes qui avaient survécu à la bataille les appelaient Orcs. Quand on leur posait des questions, elles n’en disaient guère plus et préféraient mourir plutôt que de fournir des informations. Les Orcs sont des êtres cruels, sadiques et ignobles, qui ne font aucune distinction entre un fantassin et un enfant, un guerrier et une femme. Ils tuent tous ceux qu’ils rencontrent sans la moindre hésitation. Les seuls humains qu’ils épargnent sont ceux qu’ils emmènent dans les marécages à l’est, où se trouvent leurs campements. Personne ne sait ce qu’ils en font, mais on craint le pire, car nul n’est jamais revenu.

593

Près de dix années de combats dans les terres frontalières avaient laissé les habitants d’Azeroth sur leurs gardes, mais les hordes orques avaient été repoussées jusqu’aux marécages. Le roi Llane s’était rendu compte que les orques, malgré leur force et leur méchanceté incroyables, étaient mal préparés au combat et complètement désorganisés. Cela lui avait permis de les tenir aux abois et il espérait pouvoir exploiter cette faiblesse dans le futur. Mais le mystère que n’avaient pu résoudre ni les ecclésiastiques ni les conjureurs, c’était l’origine de ces créatures.

Pendant la dixième année du règne du roi Llane, la mystérieuse voyageuse lui rendit visite. Elle était venue l’avertir et espérait l’aider à combattre le fléau qui s’était abattu sur son royaume. Son union avec le conjureur de la cour avait été destinée à créer un enfant auquel elle aurait pu transmettre ses connaissances et ses pouvoirs avant de quitter ces lieux. Elle n’avait pas pensé que d’autres forces de ce monde, et de l’au-delà, auraient essayé de dominer l’enfant. Il était maintenant sous l’emprise de forces mystiques. Elle était allé le voir quinze jours auparavant et avait découvert que les pouvoirs qui circulaient dans ses veines l’avaient rendu fou. Comprenant le danger qu’il représentait, elle avait été forcée de tenter de le détruire. Il l’avait presque tuée. La bataille avait épuisé les deux combattants mais Medivh était assez puissant pour la chasser de sa vue et lui ordonner de ne jamais revenir. Ses pouvoirs étaient devenus si grands qu’elle-même ne pouvait briser ce sort et il lui était donc désormais impossible de le détruire.

La voyageuse dit également au roi Llane que c’était Medivh qui était responsable de l’arrivée des orcs en Azeroth. En se battant avec son père, il avait ouvert, par inadvertance, un passage qui conduisait au monde des orcs et de bien d’autres créatures monstrueuses. Cependant, même Medivh ne pouvait contrôler les orques, disciples du Chaos.

Medivh était grandement affaibli après la bataille avec sa mère, mais la voyageuse avertit le roi que le moment viendrait où le peuple d’Azeroth serait obligé de l’affronter. En faisant ses adieux, elle exprima son espoir que son fils ne deviendrait pas suffisamment puissant pour faire souffrir l’ensemble de ce monde.

A présent, la guerre se prépare dans les marécages. Les attaques contre nos camps sont beaucoup mieux organisées. Le roi a jugé nécessaire d’envoyer des fantassins et des archers pour protéger les camps des terres frontalières. On entend des rumeurs à propos d’un grand Chef de Guerre orc. On dit qu’il aurait rassemblé les clans rivaux sous une seule bannière. Les éclaireurs et les espions du roi Llane ont découvert qu’il était aussi rusé qu’assoiffé de sang. Cette ignoble créature s’appelle Main-noire et son emprise sur les hordes orques pourrait causer la perte d’Azeroth. Le roi m’a ordonné d’aller chercher de nouvelles recrues et de leur enseigner les rudiments du combat, car le moment est venu de faire appel aux habitants d’Azeroth et de se préparer à la guerre.

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Re: [Manuel du joueur] Encyclopédie du Kirin Tor

Message par Invité le Mar 30 Déc - 15:07

La Chute du Royaume d'Azeroth, contée par Aegwyn, gardienne de Tirisfal (manuscrit datant de 603, datation du royaume d'Azeroth).

LA CHUTE DU ROYAUME D'AZEROTH


Je me nomme Aegwyn, et voici mille ans que j’écume toutes les contrées de ce monde, me consacrant entièrement à la sauvegarde de ces peuples et de leurs terres, tentant de les protéger des puissants tentacules des Ténèbres de l’au-delà. J’ai regardé vaincre les plus puissants des souverains, puis j’ai assisté à leur perte. J’ai vu les esprits les plus nobles accomplir les plus louables actions, comme j’ai vu les plus fourbes fomenter en secret et conspirer contre l’humanité.

Mais je n’ai que récemment été impliquée directement dans les affaires Humaines. Depuis la nuit des temps, mon ordre est chargé de protéger les mortels Humains des mystères des Ténèbres de l’au-delà, de les épargner des atroces maléfices de ces mondes d’ailleurs. Les pouvoirs qui nous furent conférés pour combattre les forces noires de l’Enfer sinueux sont immenses, et notre longévité excède même celle des Elfes. Une lourde contrepartie fut exigée pour l’obtention de ces considérables pouvoirs : le gardien n’a pas le droit d’intervenir dans le monde des Humains avant que ne soit venu le moment de trouver un successeur digne d’assurer la charge de Gardien. Ainsi ai-je procédé. Moi - Aegwyn, ultime Gardienne de l’Ordre de Tirisfal - ai jugé que mon heure était arrivée.

Le Royaume d’Azeroth avait vu par quarante-deux fois les arbres perdre leur manteau de verdure depuis que pour la première fois je pénétrai en ses terres pour quérir l’illusionniste Nielas Aran. C’est lui que j’avais choisi pour engendrer l’héritier de mes pouvoirs. Ce mortel n’était pas dénué de talent pour la magie, et je pensais qu’il serait le père idéal pour mon enfant... je ne me trompais point. Il me donna un fils, qui naquit en automne de l’an de grâce 559. Je lui donnai le nom de Medivh - le gardien des secrets dans la langue antique des Elfes. Je lui transmis tout mon savoir, tous mes pouvoirs pendant la première année de sa vie. Mais j’avais au plus profond de son âme enfoui ces secrets qui ne se révéleraient à lui qu’au jour où il atteindrait la maturité nécessaire.

Je pensais alors avoir accompli mon devoir en ce monde, je confiai mon fils aux bons soins de la famille de son père et m’apprêtai à passer sur l’autre rive... De loin pourtant, je veillais sur lui, je le regardais grandir. Je pensais que l’altruisme généreux de Tirisfal le guiderait dans ses choix, l’aiderait à tempérer son cœur et à élever son esprit jusqu’à le rendre digne de réaliser ce que je pensais être son destin : prendre ma succession et devenir à son tour Gardien. La veille du jour de ses treize ans, les pouvoirs enfouis au plus profond de son âme s’éveillèrent. Incapable de faire face à la violence des énergies cosmiques qui déferlèrent en lui, Medvih fut victime d’un choc psychique très traumatisant. La bonté des pères du clergé de Comté-du-nord lui rendit la paix. Ils prirent en effet mon enfant sous leur protection pendant six longues années, et apportèrent soins et réconfort à son corps meurtri.

Medivh finit par revenir à la vie, en pleine possession semblait-il de ses pouvoirs et de ses facultés. Pourtant, malgré la façade confiante, presque arrogante qu’il offrait au regard des autres, je sentais bien, moi, que mon fils portait en lui une chose maléfique et corrompue. Les forces de l’Enfer sinueux avaient perverti la sagesse et les pouvoirs qu’il avait reçus à la naissance en atteignant la partie Humaine en lui. Son âme était devenue mauvaise, et le resterait à jamais. Il fallut attendre la première vague d’assaut des affreuses créatures que sont les orcs pour que je prenne réellement la mesure du danger que représentait mon fils...

Medvih décida d’explorer les limites du pouvoir de manipulation que lui conféraient les énergies magiques qu’il s’était vu confiées si brutalement. Bravant les interdits, il se plongea dans la science nécromantique, se mit en tête de comprendre les mystères de la vie et de la mort. Il pactisa avec les Démons des sphères inférieures, utilisant leurs facultés pour renforcer les siennes. Il devenait chaque jour plus avide de pouvoir, chacun de ses succès l’entraînant un peu plus bas dans les abysses de la folie. Il explora les lointaines sphères astrales, sonda les mystères des Ténèbres de l’au-delà. C’est alors qu’il errait dans le tourbillon sans fin de ces hallucinations cosmiques que Medivh traversa pour la première fois l’infranchissable frontière du monde de l’au-delà pour apercevoir l’espace d’un très court instant les effroyables, les monstrueuses créatures de ces lieux. Medvih avait enfin trouvé l’arme absolue qu’il avait tant cherchée... Fermement décidé à se rendre maître d’Azeroth, Medvih se servit des connaissances que Tirisfal lui avaient transmises pour conclure un arrangement avec le sorcier Gul’dan - le plus puissant des seigneurs régnant sur le monde sombre et sanguinaire qui hantait ses visions. Communiquant avec Gul’dan grâce à des transes profondes et des projections astrales, Medvih prétendit qu’un tombeau antique enfoui sous les flots renfermait un pouvoir défiant l’imagination. Sargeras, le Seigneur des Démons que j’avais vaincu à l’issu d’un terrible duel huit cents ans plus tôt était bien dans ce tombeau. Il me paraissait toutefois impossible de savoir si ce sépulcre renfermait les pouvoirs de Sargeras ou seulement sa dépouille. Je l’ignorais moi-même.

Pourtant la seule idée de pouvoir posséder les pouvoirs d’un Seigneur des Ténèbres suffisait à l’insatiable Gul’dan pour accepter le marché de Medvih. Medvih proposait de révéler à Gul’dan la position du Tombeau qui mettrait le monde à ses pieds. Medvih réclamait en échange l’anéantissement total de ceux qu’il estimait être les seuls susceptibles de s’opposer à son irrésistible ascension : les habitants du grandissime Royaume d’Azeroth. Ainsi, en l’an de grâce 583, Medvih ouvrit la première de ses portes artificielles entre le royaume lumineux d’Azeroth et le monde sanglant des orcs. L’heure du trépas approchait pour moi. Je décidai pourtant de rendre visite à Medivh en sa tour mystique, dans l’espoir de le dissuader d’emprunter un chemin qui à coup sûr mènerait à sa perte. Mais les pouvoirs qui autrefois furent ceux du bon Tirisfal étaient pervertis en lui, et mes prières furent impuissantes. J’eus beau employer toute l’énergie qui restait à mon corps vieilli, je lui avais cédé tous mes pouvoirs depuis si longtemps qu’il me domina facilement avant de me chasser hors de sa vue.

L’arrivée de Gul’dan et de Mainoire, Seigneur de la guerre de la Horde marqua le début d’un conflit qui allait déchirer le Royaume d’Azeroth pendant près de cinq années. Les champs auparavant si fertiles du Royaume furent saccagés par les sauvages armées des orcs. A leur départ Azeroth n’était plus qu’une immense friche. Mais Medvih, aussi habile et rusé qu’il fut, ne vécut pas assez longtemps pour voir son projet se réaliser. De vaillants soldats azerothiens avaient pris d’assaut sa tour secrète et occis mon fils dans la salle même où il avait conclu avec la Horde le pacte qui scellait la chute d’Azeroth. Le grand Seigneur de la guerre Mainoire périt lui aussi peu avant de triompher, trahi par son vassal, Orgrim. Le peuple d’Azeroth subit lui aussi une très lourde perte lorsque son souverain, le juste et bon Roi Llane, périt lors du siège du Fort de Hurlevent qui tomba par la suite aux mains de la Horde des orcs. Jamais les survivants du désastre n’auraient gardé la vie sauve et fuit leur patrie si Anduin Lothar, Chevalier errant de la Confrérie du Cheval et héros de guerre n’avait guidé vaillamment leur exode.

Medivh et ses sortilèges n’étaient plus. Cependant, des centaines d’orcs continuaient chaque jour de pénétrer le territoire des hommes en empruntant la Porte. Mainoire mort, Orgrim ne tarda guère à s’emparer du contrôle du clan Rochenoire, le plus puissant des clans de la Horde. Gul’dan le tristement célèbre Sorcier et le chef du clan de Stormreaver laissèrent les autres se disputer sur les clans restants. On raconta qu’ils étaient occupés à appareiller un gigantesque vaisseau pour partir en quête du Tombeau de Sargeras. Rend et Maim, tous deux également redoutables et tous deux fils de Mainoire bénéficient du soutien d’un bon nombre d’orcs, ils comptent bien contester au félon Orgrim la domination de la Horde. Malgré les luttes qui déchirent la Horde, il ne fait aucun doute que toutes les factions s’uniront derrière Orgrim afin de pourchasser sans répit les renégats d’Azeroth, et ce quelle que soit la route que ceux-ci décideront d’emprunter...

L’Alliance de Lordaeron

Lorsque les réfugiés azerothiens atteignirent les rivages de Lordaeron, le Roi Terenas convoqua un conseil formé de représentants de chacun des sept Royaumes dont il était souverain. Le récit que fit le seigneur Anduin Lothar des carnages et des destructions que les orcs avaient perpétrés sur le sol d’Azeroth persuada le souverain de Lordaeron qu’il était impératif de s’unir contre la menace représentée par la Horde. Après querelles animées et discussions houleuses, les seigneurs se rendirent à l’avis des sires Lothar et Terenas, acceptant d’unir leurs armées et de les placer sous le haut commandement du seigneur Lothar en personne. Les côtes de Lordaeron avaient déjà eu à pâtir d’assauts isolés des orcs, si bien que le Seigneur Lothar trouva un appui solide en son ami de longue date, l’Amiral Portvaillant, souverain du royaume côtier de Kul Tiras. Le vaillant Seigneur de Stromgarde, Thoras Trollbane, se montra lui aussi prompt à soutenir Lothar, voyant là une promesse d’imminents et glorieux combats à mener. Ces nobles guerriers n’étaient cependant pas les seuls qui s’armaient pour guerroyer... S’appuyant sur les Ecritures Saintes qui exhortent les fidèles à "revêtir l’armure du juste et combattre le mal", Alonsos Faol - grand prêtre de l’abbaye de Comté-du-nord avant que les orcs ne la détruise - appela le clergé de Lordaeron à armer prêtres et moines. De même que les gardiens sacrés brandirent leurs épées de lumière pour défendre les cieux , les serviteurs de dieu sur terre acceptèrent de combattre la vague des ténèbres qui allait s’abattre sur Lordaeron. Les Nains de Forgefer accoururent des passages souterrains de Khaz Modan, rapportant que les orcs avaient déjà entamé l’invasion de leur Royaume montagneux. Les Nains proposaient d’offrir à l’Alliance leurs armes et leurs ingénieuses inventions si les Humains acceptaient de repousser les orcs hors de leurs frontières. Même les Elfes de la lune d’argent, de nature pourtant très réservée, sortirent de l’ombre de la forêt de Quel’thalas pour proposer leurs services à l’Alliance. Ils avaient appris grâce à leurs pouvoirs magiques étroitement liés aux forces telluriques que Lordaeron était l’une des nombreuses cibles de la macabre offensive que fomentait la Horde. Rancoeurs et haines injustifiées qui depuis la nuit des temps opposaient ces trois races furent mises de côté, une union nouvelle unissait ces peuples voisins. Cette union, qui allait faire leur force, fut célébrée aux quatre coins du Royaume de Lordaeron sous le nom de l’Alliance. Ainsi, unis devant un seul et redoutable ennemi, les Humains et leurs nouveaux alliés étaient prêts. Vaillants et confiants, ils attendaient, sur la rive de leur destinée la déferlante vague des ténèbres.

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